Ma petite entreprise ne connaît pas la crise, mais moi oui…

Ma petite entreprise ne connaît pas la crise, mais moi oui…

Nous traversons une période si particulière, pleine d’incertitudes. Les temps plus calme, mêlée à une excitation et tension générale m’ont amené à beaucoup réfléchir.

Comment va évoluer l’industrie du mariage? Quel avenir pour moi, pour ma profession? Quelles seront les demandes des futurs mariés?

Ma propre expérience

Je veux déjà partager ma propre expérience, ce que j’ai ressenti durant ces quelques mois que nous venons de traverser…

Les deux mois du confinement se sont plutôt bien passés. Je ne suis pas des plus à plaindre. Avec ma femme et ma fille, nous vivons à la campagne, dans un appartement assez spacieux. Avec un jardin à disposition… L’appartement est spacieux, nous avons passé de super moments en famille.
Alors il a été facile pour moi de « bien vivre » ces instants que nous venons de traverser.

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Mais les difficultés sont apparues après le confinement… J’avais envie de renouveaux, de changement. Comme si quelqu’un venait de modifier les règles du jeu. Je sentais que je n’étais pas aligné avec mes intentions profondes. Avec le recul, je ne l’ai jamais était vraiment. Je faisais ce qui était conseillé, dicté par les autres photographes, ce qui avait du succès. Si cela marchait pour eux, cela aurait dû marcher pour moi…
J’étais à la recherche du trick, du tip, de l’astuce, de la formule magiques qui débloquerait tout le reste.
J’ai consommé des dizaines de formations, depuis le début de mon activité, j’ai investi des sommes astronomiques pour tenter de percer les secrets des plus grands. Mais je ne progressais toujours pas comme je l’aurais aimé.

Si la réponse à toutes ces questions, ces envies étaient simplement d’accepter que je devais prendre mon temps, et surtout faire ce que je sentais bon et pas ce que les autres me conseillaient? J’avais simplement envie de plus d’authenticité, de vrai. Répondre simplement à mes envies. Être moi…

Je vous remets un peu d’authenticité?

Et si le plus gros changement qu’a apporté ce covid était une recherche d’authenticité? De vrai? Je pense qu’une énorme transformation de notre société est en marche. Même si je suis face à un biais de confirmation, qui me pousse à ne voir que les signes que je recherche. Je ressens une envie de vrai. Les personnes ne veulent plus consommer de la même manière, les demandes des futurs mariés ont déjà évolué.

Comme si le monde prenait doucement conscience qu’il ne tourne pas rond. Nous avons consommé plus que de raison, pour ressembler à des standards, à des idées qui ne nous apparentaient finalement pas. Nous avons suivi des influences sur les réseaux sociaux qui aujourd’hui multiplient les burn-out. Ils dépensent tellement d’énergie pour nous faire croire qu’ils vivent une vie parfaite…

Les changements que je veux entreprendre

Je veux coller plus à mes envies, coller à ce qui me fait rêver, vibrer… Je veux aussi vous proposer des contenus, des images qui me parlent plus. Ne plus faire ce qui doit être fait, mais réaliser ce que je veux…

Cela se traduit déjà par un changement de ton, si vous me suivez, vous l’avez peut-être ressentie sur mes derniers articles de blog, comme lorsque je vous décris une sortie photo sur les crêtes vosgiennes, ou dans mes articles pour vous accompagner dans le choix des couleurs de votre mariage ou dans la recherche d’inspiration

Mais le plus gros changement, celui qui fait le plus de sens. Celui qui m’empêche de dormir, tellement ils me donnent envie, et me fait peur à la fois est l’apparition de l’argentique dans ma pratique de la photographie.

Ces une envie que je garde aux plus profonds de mes tripes depuis quelques années… j’avais peur, je ne me sentais pas légitime, pas à ma place… Mais après tout, pourquoi pas?

Osez, Osez OSEZ

J’ai enfin décidé de me lancer grâce à deux personnes, deux visions, qui ont aujourd’hui changé ma vie.

Je veux déjà vous parler de mon mentor, celui qui m’inspire. Michael Ferire, c’est un photographe belge. Il réalise exactement les photos que j’aime, je ressens tellement de sensations devant chacun de ses clichés. Je trouve que chacune de ses photographies provoque une émotion, retranscris une ambiance, une atmosphère… Je n’ai jamais eu la chance de le rencontrer, mais son travail m’inspire. Je ne cherche pas à copier, ses photos. Mais je reprends beaucoup une de ces idées, qui me touche profondément. Comment retranscrire les différents sens dans une photo? Comment évoquer une odeur, une matière, un gout, un bruit, dans une photographie? J’aime parfois m’arrêter, fermer les yeux, et laisser parler mes autres sens, pour réaliser une photo. Si une odeur envahit mes narines, je serais tenté de photographier la plante qui produit cette agréable senteur…  Si je sens le souffle du vent sur ma peau, je vais chercher à vous faire ressentir cette sensation…

 

Se connecter à soi

Je veux aussi revenir sur une « formation » que j’ai réalisée récemment. La business retraite organisée par Jérémy GUILLAUME. C’est un ancien photographe devenu coach de vie. Pendant une semaine, nous nous sommes retrouvés dans un magnifique mas provençal, à 5 pour travailler sur nos entreprises…

Toutes les idées, tous les concepts que nous avons évoqués, je les connaissais déjà, mais j’ai enfin compris que je ne l’ai appliqué pas bien… J’employai des méthodes que tous les business Man enseignent, les clés de leurs réussites en matière d’organisation, de tarification, de communication. Mais pourquoi appliquer une méthode qui n’a pas de sens à mes yeux? Un exemple serait la médiation, c’est un sujet que tous les entrepreneurs recommandent. Une mode de ses dernières années. Les bénéfices sont multiples, vanter par les meilleures études scientifiques. Je me suis forcé à le faire pendant 6 mois. Tous les jours, je prenais 10 minutes, voire plus pour réaliser ma méditation. Et puis à un moment j’ai compris que ce n’était pas pour moi. Je n’en tirais pas de bénéficie. Pourquoi continuer quelque chose qui n’a pas de sens à mes yeux? Pour faire comme tous les entrepreneurs qui réussissent et qui évoquent la médiation comme un facteur de leurs réussites dans les différentes interviews que je lie? Non, cela n’a pas de sens.

Pourquoi suivre un GPS, qui vous fait passer par l’autoroute aux heures de pointe, quand vous savez que le petit chemin de terre vous permettra d’arriver plus vite à destination? Que le paysage sera beaucoup plus joli? Et que vous ne croiserez aucune autre voiture?
J’ai enfin compris que je devais appliquer les méthodes qui avaient du sens pour moi. De la manière qui me faisait le plus vibrer. Emprunter mon chemin, plutôt que l’autoroute bondée. Quitte à ouvrir ma propre route.

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Ce que l’argentique m’apporte

En plus d’être un support exceptionnel pour les photographies, avec un rendu des couleurs inégalables. Il capte la lumière avec une beauté incroyable.
Il a surtout la particularité d’être organique, réel. Authentique. Il crée du sens, retransmet plus une sensation qu’un moment.
Je me laisse beaucoup plus de temps pour créer, composer une photo. Je n’appuie pas frénétiquement sur le déclencheur comme un accro en manque de sa dose.

Et si c’était cela la photo, laisser le temps, les émotions, les sensations, créer.Retranscrire ce que l’on ressent dans une image pour que les autres puissent le voir?

En faite la vue du photographe n’a plus aucun impact, seules ces émotions parlent?
SI c’était photographier avec son coeur plutôt qu’avec ses yeux.
C’est ce que je ressens quand je mets le viseur de mon vieux boitier Nikon F100 à mes yeux. Comme si ma vue n’était plus qu’un outil au service de mes sensations. J’aime m’attarder sur ce qui fait une impression plutôt que le « beau »

L’argentique m’a aussi permis de comprendre la lumière comme jamais auparavant. J’ai appris à simplement prendre mon temps, pour observer comme elle modèle une scène, un visage, un paysage. J’ai appris à observer comment elles évoluent selon les différentes heures de la journée.

J’ai l’impression d’être aligné entre ce que je ressens et ce que je photographie. Car je photographie désormais ce que je ressens et plus ce que je vois…

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La conclusion à tirer

Je pense qu’il est encore beaucoup trop tôt pour tirer une conclusion. Que ce soit de mon état d’esprit, ou des changements que cette crise va opérer dans notre société. Nous n’en sommes qu’aux prémices.
Ce n’est que le début, je pense que les répercussions seront énormes.
Mais je sais désormais une chose, c’est la seule certitude que j’ai, je ne veux plus être un autre, je ne veux plus suivre une mauvaise route… je veux simplement me faire confiance, je suis sûr que c’est le chemin le plus rapide vers de belles photographies, une entreprise florissante, et une vie sereine.

Découvrez pourquoi, en imprimant toutes vos photos de mariage aujourd’hui, je vous promets de vibrer dans 30 ans.